Coucher de soleil dans le grand Sud

De

Benjamin Dutreux

11.12.2020
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Coucher de soleil dans le grand Sud...

Et le voilà 4ème à seulement 200 milles du leader après 33 jours de course. 🤔 En prenant un peu de recul sur la génération du bateau, le budget, la taille de l'équipe et l'entrainement dont Benj a bénéficié, c'est tout simplement ZINZIN ce qu'il nous fait notre marin ! De la 4ème à la 8ème place les concurrents sont au contact au beau milieu des mers du Sud... Un véritable régal à suivre ! #GoBenj 👊

💬 " La mer s’est calmée et ça accélère. Je pensais avoir un petit peu plus de temps pour bricoler sur du plat, mais il faut qu’on fasse de l’Est et avancer un maximum donc ce n’est pas grave, je bricolerai plus tard. C’est chouette d’avoir des bateaux autour de moi. Je n’ai pas été très bon cette nuit, je n’ai pas dû me coucher au bon moment, il y a eu un grain. Aujourd’hui on est tous ensemble à se tirer la bourre : c’est sympa. Je vois bien qu’on gagne du terrain sur les leaders, mais je ne surveille pas ça, j’essaie de faire une belle trajectoire pendant la tempête étant donné qu'on n’était pas à 100% du potentiel du bateau donc je me concentre sur ce que je sais faire de bien et tant mieux si on rattrape les leaders. Je suis plutôt content de sortir de cette situation de stress. Avec les tempêtes, que je ne connais pas trop, j’avais du mal à me reposer, je n’étais pas à l’aise donc j’ai mis du temps à faire accélérer le bateau, mais là c'est chouette que ça reparte, de faire de l’Est, et de reprendre du plaisir. Il n'y a plus que trois mètres de creux, je suis passé sous gennaker dernièrement, les conditions sont hyper irrégulières, il n'y a que des grains : il y a peu de vent et ça passe d’un coup à 30 nœuds. Il faut être dessus et c’est pour ça que je me suis fait piéger cette nuit. Ce n’est pas si tranquille que ça, car le vent n’est pas stable. En ce moment, je n’ai que 15 nœuds de vent avec beaucoup de refus et il y a vingt minutes j’en avais 30 : on ne peut pas dormir ou bricoler paisiblement. Concernant mon souci technique, je n’ai toujours pas résolu un problème de moteur. Je m’étais dit qu’il valait mieux attendre la fin de la tempête donc là j’ai commencé à remettre les mains dedans. J’essaye de faire un système de récupération d’huile pour pouvoir recharger en huile à chaque fois que je l'allume pour recharger les batteries. Pour l’instant les hydrogénérateurs font le travail. J'ai aussi quelques bricoles de matelotage, de calage de safrans, rien d’insurmontable ! "